Extrême-droite

« Lorsque tu débats avec un homme de droite, commence par le traiter de fasciste. Le temps qu’il passera à démontrer que ce n’est pas vrai, sera du temps en moins pour lui à argumenter sur le fond du problème » – Joseph Staline

Un des exemples les plus flagrants de l’effondrement de l’intelligence engendré par la gauche sur les esprits.

Il faut bien comprendre que ce terme ne doit pas être pris au pied de la lettre. Dans son esprit, la gauche appelle « extrême-droite » tout ce qui n’est pas à 100% comme elle. Vous êtes : Républicain national ? Extrême-droite ! Bonapartiste ? Extrême-droite ! Catholique ? Extrême-droite ! Royaliste orléaniste ? Extrême-droite ! Royaliste légitimiste ? Extrême-droite ! Nationaliste (terme fourre-tout) ? Extrême-droite ! Fasciste ? Extrême-droite ! National-socialiste ? Extrême-droite ! National-communiste ? Extrême-droite ! Païen ? Extrême-droite ! Contre-révolutionnaire ? Extrême-droite ! Gaulliste ? Extrême-droite !
Ce que la gauche appelle « droite » est en réalité une autre gauche puisque la prétendue « droite » (UMP/Les Républicains) partage la même philosophie, la même vision des choses, les mêmes critères et le même « logiciel » intellectuel que la gauche. Elle est au mieux une sorte d’aile droite de la gauche si l’on veut. Mais dès que l’on se rapproche de critères de droite, la gauche appelle ça « extrême-droite ». La pensée de gauche n’est pas objective, ni honnête. On est obligé d’être totalement de gauche, le moindre petit écart étant taxé d’ « extrême-droite ». Tout ce qui n’est pas de gauche est appelé « extrême-droite ».

La raison de ce dysfonctionnement semble être la religiosité de la pensée de gauche (masquée derrière une façade athée). L’effacement du christianisme conformément à la table rase prônée par la gauche engendre un déplacement de la religiosité contenue dans l’Homme du domaine spirituel vers le domaine temporel. La religiosité ne s’exprime plus dans le domaine spirituel mais dans le domaine temporel. Le spirituel vient se confondre dans le temporel. La doctrine politique de la gauche est en même temps une doctrine religieuse.

« Il s’est produit un transfert des valeurs religieuses liées à la religion chrétienne et à l’Église, vers la politique (…) La corrélation nous paraît évidente : le Peuple, la Justice, l’Égalité, la Liberté…, qui sont des notions vieilles comme la vie en société, ont gagné leur majuscule et le statut de mythes capables de soulever les cœurs et obtenir des sacrifices enthousiastes, en un parallélisme frappant avec le déclin de la croyance en Dieu. » (Jean Baechler)

Dans la pensée de gauche, être de gauche ou de droite, n’est pas perçu comme un positionnement philosophique qui se respecterait. La gauche perçoit ce clivage comme un combat du Bien contre le Mal. La gauche ne se présente pas comme un choix politique auquel on pourrait ne pas adhérer, elle se présente comme le Bien. Donc si on ne la suit pas, on est automatiquement placé dans le camp du Mal et l’on doit être combattu.

Ainsi, toute personne n’adhérant pas à 100% à la philosophie de gauche et à ses conséquences est vue comme une hérétique. Toute erreur dans la doctrine de gauche est une hérésie de même que toute erreur dans la doctrine catholique. Le terme « extrême-droite » désigne l’ensemble des hérésies regroupées dans le même sac par la pensée de gauche.

Parfois des groupes de gauche sont également taxés d’ « extrême-droite ». Si ce groupe en question défend la souveraineté de la France par exemple, il est très probable qu’il soit déclaré d’ « extrême-droite ». On peut également observer que des choses venant de la gauche mais rejetées par la gauche aujourd’hui vont être qualifiés de « droite » ou d’ « extrême-droite ».
Exemple 1 : Une partie des gens de gauche va dire que telle personne fait une politique libérale donc qu’elle fait une politique de droite. Mais le libéralisme vient de la philosophie de gauche. Dans le même temps cela est dit de manière péjorative, car l’esprit de gauche se considère comme pur, comme étant le Bien. Donc si c’est mal, cela vient forcément de la droite. Le Mal ne peut pas venir de la gauche pour l’esprit de gauche.
Exemple 2 : Le racisme, au sens authentique du terme c’est-à-dire de hiérarchisation des races, émerge de la déchristianisation des esprits et sera véhiculé à travers la philosophie des Lumières c’est-à-dire la philosophie qui donnera la gauche par la suite. Aujourd’hui, le racisme, au sens falsifié du terme, c’est d’ « extrême-droite » car la gauche vise à travers ce terme falsifié certaines choses qui ne répondent pas à ses critères, comme le refus du multiculturalisme par exemple.

La gauche ne supporte pas l’existence et la manifestation publique de ce qui n’est pas comme elle. Tout doit être de gauche partout, sinon ce n’est pas normal à ses yeux. A l’époque de la Révolution française, tout ceux qui n’allaient pas dans le sens des révolutionnaires étaient considérés comme dangereux et suspects, et étaient déshumanisés. Les Vendéens étaient des « brigands » ou des « animaux à face humaine », les paysans fidèles au roi des « aristocrates » (ce mot ayant un sens péjoratif dans le contexte de l’époque), tous ces gens devant être épurés physiquement, comme on nettoie la saleté. Cette mentalité perdure toujours aujourd’hui (l’épuration physique en moins). On ne parle plus de « brigand » mais de « facho » ou d’ « extrême-droite » c’est-à-dire de personnes supposées dangereuses et supposées incarner le Mal car n’étant pas de gauche ou ne répondant pas à tous les critères de gauche. Exemple : L’association « Riposte laïque » repose sur un fond philosophique de gauche, mais comme ils remettent en cause le multiculturalisme, il sont classés « extrême-droite » par la gauche. Aujourd’hui, on ne débusque plus les « ennemis de la Révolution », on « lutte contre l’extrême-droite ». Les mots changent mais le fond reste le même.


Pour mieux se représenter le dérèglement de l’esprit de gauche, voici un exemple :

Dans un esprit normal et objectif, le clivage gauche/droite est comme ceci :

pomme.banane

La pomme représente la gauche et la banane représente la droite. Il s’agit de deux fruits différents. Il y a une différence de nature entre les deux. Mais dans un esprit de gauche aujourd’hui, on obtient cela :

pomme.banane.extremebanane

Dans l’esprit de gauche, une autre pomme est appelée banane. Une autre gauche est appelée droite et tout ce qui s’apparente à la droite est appelé extrême-droite.

Nous avons une hypothèse sur la raison de cette falsification des mots. D’abord ne pas oublier que la pensée dominante irriguant toute la société et tous les esprits est celle de la gauche. Ensuite, la pensée de gauche est prise dans une contradiction :

– D’un côté, son incapacité à admettre ce qui n’est pas comme elle. Tout doit être de gauche. Toute autre pensée qui apparaît « hérétique » doit être empêchée (donc la droite ne doit pas pouvoir s’exprimer sauf si elle reste très minoritaire et « invisible » aux yeux du badaud).

– De l’autre, son système démocratique censé, en théorie, accepter une opposition et des opinions divergentes.

La résolution de cette contradiction donne l’acceptation d’une fausse opposition que l’on appelle « droite » mais qui n’a de droite que le nom. Toute philosophie de droite réelle est discréditée en « extrême-droite » pour empêcher la droite d’exister.


Quelques citations de personnalités d’ « extrême-droite » :

• Aristote, philosophe d’ « extrême-droite » :

« Aristote, à ce propos, estimait qu’une Cité (polis) doit être ethniquement homogène, ce qui est le fondement de la paix civile, de la connivence des valeurs (philia). Autrement, explique-t-il, une Cité rendue hétérogène par l’immigration étrangère est vouée à la dictature – pour établir de force la cohésion – ou à la guerre civile endémique. » (Guillaume Faye)

• Montesquieu, philosophe d’ « extrême-droite » :

« Les ambitieux firent venir à Rome des villes et des nations entières pour troubler les suffrages ou se les faire donner ; les assemblées furent de véritables conjurations ; on appela comices une troupe de quelques séditieux ; l’autorité du peuple, ses lois, lui-même, devinrent des choses chimériques, et l’anarchie fut telle qu’on ne put plus savoir si le peuple avait fait une ordonnance, ou s’il ne l’avait point faite.

Pour lors, Rome ne fut plus cette ville dont le peuple n’avait eu qu’un même esprit, un même amour pour la liberté, une même haine pour la tyrannie (…).

La ville, déchirée, ne forma plus un tout ensemble, et, comme on n’en était citoyen que par une espèce de fiction, qu’on n’avait plus les mêmes magistrats, les mêmes murailles, les mêmes dieux, les mêmes temples, les mêmes sépultures, on ne vit plus Rome des mêmes yeux, on n’eut plus le même amour pour la patrie, et les sentiments romains ne furent plus. » (Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence)

• Guy de Maupassant, écrivain d’ « extrême-droite » :

« Sans valeur personnelle, sans autorité intellectuelle, sans nom, sans supériorité d’aucune sorte, sans savoir, sans éducation et presque sans instruction, la plupart de nos députés, arrivés au pouvoir par la force de cette machine qu’on appelle le suffrage universel, inventée pour l’exaltation des médiocres, l’élimination des supérieurs et l’abaissement général, poursuivent, avec une haine jalouse, tout ce qui constitue une aristocratie. Pour eux, c’est là l’ennemi qu’il faut sans cesse attaquer et abattre. Comme Tarquin, ils n’aiment pas ces têtes qui dépassent. Le pouvoir n’aime pas un autre pouvoir ! A plus forte raison le pouvoir, né spontanément de la masse, le pouvoir brutal, issu du peuple illettré, n’aime pas la puissance intelligente, qui se constitue par élimination, par ce lent et mystérieux travail de sélection, d’affinement, d’où sort peu à peu cette classe d’êtres privilégiés qui sont, dans l’histoire, les grands hommes d’un pays. » (Chroniques)

« J’aime ce pays, et j’­aime y vivre parce qu­e j’y ai mes racines,­ ces profondes et dél­icates racines, qui a­ttachent un homme à l­a terre où sont nés e­t morts ses aïeux, qui­ l’attachent à ce qu’­on pense et à ce qu’o­n mange, aux usages c­omme aux nourritures, aux locutions locale­s, aux intonations de­s paysans, aux odeurs­ du sol, des villages­ et de l’air lui-même­. »

• Paul Doumer, président de la République d’ « extrême-droite » de 1931 à 1932 :

« N’écoutez pas les sophistes qui professent un cosmopolitisme dissolvant, qui nient la patrie et qui répudient le devoir. Ce sont des ennemis publics. S’ils étaient suivis, ils précipiteraient la France vers la décadence et la mort, comme leurs aînés ont fait de la Grèce et de Rome. »

• Honoré de Balzac, écrivain d’ « extrême-droite » :

« J’écris à la lueur de deux Vérités éternelles: la Religion, la Monarchie, deux nécessités que les événements contemporains proclament, et vers lesquelles tout écrivain de bon sens doit essayer de ramener notre pays. »

• Charles Baudelaire, écrivain d’ « extrême-droite » :

« Quoi de plus absurde que le progrès, puisque l’homme reste toujours semblable et égal à l’homme, c’est-à-dire à l’état sauvage. »

« Demandez à tout bon Français qui lit tous les jours son journal dans son estaminet ce qu’il entend par progrès, il répondra que c’est la vapeur, l’électricité et l’éclairage au gaz, miracles inconnus aux Romains, et que ces découvertes témoignent pleinement de notre supériorité sur les anciens; tant il s’est fait de ténèbres dans ce malheureux cerveau et tant les choses de l’ordre matériel et de l’ordre spirituel s’y sont si bizarrement confondues ! Le pauvre homme est tellement américanisé par ses philosophes zoocrates et industriels qu’il a perdu la notion des différences qui caractérisent les phénomènes du monde physique et du monde moral, du naturel et du surnaturel. »

« la négation du péché originel ne fut pas pour peu de chose dans l’aveuglement général » [Ndlr : La philosophie des Lumières s’appuie sur la négation du péché originel.]

« Théorie de la vraie civilisation. Elle n’est pas dans le gaz, ni dans la vapeur, ni dans les tables tournantes. Elle est dans la diminution des traces du péché originel. »

« Nous avons tous l’esprit républicain dans les veines, comme la vérole dans les os, nous sommes Démocratisés et Syphilisés »

• Napoléon Bonaparte, empereur d’ « extrême-droite » :

« L’amour de la patrie est la première vertu de l’homme civilisé. »

• Jean-Jacques Rousseau, philosophe d’ « extrême-droite » :

« Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins. »

« Il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. »

• Christiane Taubira, politicienne d’ « extrême-droite », membre du Parti radical de gauche :

« Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre. »

• Charles De Gaulle, président d’ « extrême-droite » :

« Lorsque la monarchie ou l’empire réunissait à la France l’Alsace, la Franche-Comté, le Roussillon, la Savoie, le pays de Gex ou le Comté de Nice, on restait entre Blancs, entre Européens, entre chrétiens ! »

Exemples confirmant notre analyse :

https://francais.rt.com/france/31782-yannick-jadot-denonce-existence–ecologie-extreme-droite-defend-ordre-naturel
L’ordre naturel est défendu par la droite. Mais dans l’esprit déréglé de la gauche, on appelle « extrême-droite » pour parler de la droite. Nous avons ici un exemple flagrant de ce dérèglement. Au passage, on observe que la gauche pervertit le respect de la nature pour en faire un vecteur de son idéologie.

– Dans la revue « L’Histoire » (historiens de gauche) de Mars 1998 il y a un dossier intitulé « L’extrême droite en France ». Qui met-on dedans ? : Le Front National, Pétain, les « nostalgiques de l’Ancien Régime » (royalistes donc), la Nouvelle Droite, « le fascisme français a-t-il existé ? ».
Tout ce qui est hérétique par rapport à la pensée de gauche est regroupé dans le fourre-tout « extrême-droite ». Cette dénomination sert non seulement à diaboliser (donc pas sérieux, ni honnête, ni objectif de la part des ces « historiens ») mais sous-entend également qu’il y aurait une unité doctrinale entre les divers courants, ce qui n’est pas le cas.

– Extrait de la description du livre « Les droites dans la rue » de Francis Bergeron & Philippe Vilgier qui met les choses au clair :

« La droite de conviction va du légitimisme contre-révolutionnaire au nationalisme contemporain ; elle est sociale et nationale ; elle exclut la droite libérale, qui n’est qu’un centre et qui ne veut voir en elle qu’une extrême droite. Querelles d’étiquettes, lutte de principes : l’incompatibilité mutuelle est totale ; seules sont pensables des alliances temporaires contre un tiers ennemi, le socialo-communisme. »

La « droite libérale » (= UMP/Les Républicains) n’est pas de droite, elle adhère totalement aux principes de gauche et n’en rejette pas les effets.

Cette fausse droite incarnée aujourd’hui par Les Républicains (ex-UMP) était déjà dénoncée en son temps par Abel Bonnard dans son livre « Les Modérés » sortit en 1936 :

« Toute la nature des modérés les conduit au sentiment où elle s’avoue : c’est l’admiration qu’ils ont pour leurs adversaires. S’ils sont le parti qui ne s’est pas fait respecter, s’ils ont été toujours traités en inférieurs par les maîtres du régime, c’est qu’ils ont accepté cette infériorité en eux-mêmes. Ils dépendent des hommes de gauche par leurs idées et leurs sentiments. N’ayant point de doctrine qui leur soit propre, et selon laquelle ils puissent être et agir, leurs opinions sont déterminées par celles des gens à qui ils croient s’opposer. Ils sont modérés, non point par des principes qui leur appartiennent, mais en faisant un pas de moins dans le même sens que leurs adversaires, en étant un peu plus timides dans les mêmes déraisons, en s’abandonnant aux mêmes excès avec un reste de pruderie, en versant une goutte d’eau dans un vin qui n’est pas le leur : leur sagesse consiste à être moins fous d’une ligne. Le modéré finit par n’être plus qu’un radical sans relief, que l’ombre d’un homme de gauche. Quand on cause avec eux d’un transfuge qui les a quittés, pour passer dans l’autre camp, on voit bien qu’ils le blâment moins qu’ils ne le jalousent : celui qui semble les avoir trahis n’a fait que les devancer ; il est naturel que des hommes en route envient un homme arrivé. C’est parce qu’ils sont pétris de ces sentiments que les modérés n’ont pas de jour plus beau dans leur vie que celui où ils sont applaudis par leur adversaires : ils ne prennent pas garde au sens injurieux de ces applaudissements ; ils ne s’avisent pas que si l’on craignait le moins du monde l’effet du discours qu’ils prononcent, ils seraient, au contraire, interrompus, hués et vilipendés. »

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