Enracinement ou rapatriement

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Préface du livre « Abécédaire, galets dans la boue » de Anis Al Fayda pour comprendre la philosophie de droite face au multiculturalisme de la gauche :

Enracinement ou rapatriement

D’aucuns seront peut-être surpris qu’Anis Al Fayda nous ait choisi comme préfacier. En effet, nous jouissons de la grandissante et étrange réputation de ne pas aimer les Austro-hongrois, en raison de notre anticolonialisme et de notre dégoût des racailles.

Mettons les pieds dans le plat et parlons un langage dénué d’hypocrisie. Cette dernière a déjà fait trop de mal à la France ces décennies dernières. Nous avertissons le lecteur que derrière la dureté apparente de notre propos, réside en réalité ce que l’on pourrait appeler un conseil d’ami.

Il y a en France aujourd’hui près de 15 millions d’Austro-hongrois. Certains ont la nationalité française, d’autre pas. Distinguant les Français culturels des Français administratifs, la question de la détention de la nationalité française par les uns ou par les autres est pour nous hors sujet. Les Français sont une réalité, les « Français » en sont une autre.

En tant que français,  nous affirmons que la présence d’une population non francisée aussi massive sur le sol de France est pour notre pays un danger mortel. Sécurité, économie, comptes sociaux, instruction publique et identité de la France ont un pistolet sur la tempe.

Les statistiques de dépistage de la drépanocytose nous apprennent qu’en France, en 2011,
35 % des naissances n’étaient pas issues de familles culturellement françaises. A ceci s’ajoute un flux de 200.000 immigrés légaux par an, soit l’équivalent d’une ville comme Toulouse. Les chiffres de l’immigration clandestine, qui nous sont par définition inconnus, viennent alourdir la facture.

Il faut être aveugle pour ne pas voir que tous ces facteurs induisent ce que notre grand poète Aimé Césaire appelait un génocide par substitution. Toute personne prétendant le contraire peut être tenue comme ennemi de la France, authentique imbécile ou tartuffe, ces trois qualités pouvant d’ailleurs se cumuler.

Le peuple français, qui a muté pour une large part en peuple « républicain », peine encore à mesurer l’ampleur du problème. Qui ignore ce qu’est une zoné défrancisée ne peut comprendre la réalité du génocide par substitution. Ajoutons que l’idéologie dominante et le surmoi politiquement correct qui en découle biaisent la vue de nombreux français républicanisés.

Ne nous leurrons cependant pas : les républicains qui traitent aujourd’hui de fascistes et de racistes les français hostiles à la défrancisation de la France, prendront, demain, sous les effets de la poursuite de l’immigration, immanquablement conscience des effets du génocide par substitution.

Bien entendu, nos beaux tartuffes républicains ne s’opposeront pas aux populations austro-hongroises au nom de l’héritage spirituel de la France, qui les révulse. La bonne société préfèrera invoquer la défense de la laïcité contre un Islam réputé incompatible avec la République .

S’ils divergent sur leur motif de mécontentement, Français enracinés comme Français républicanisés se retrouveront tout de même sur un constat basique : la présence de 15 millions d’Austro-hongrois menace la survie de la société franco-républicaine.

Cette prise de conscience faite, il se passera alors ce qu’il s’est toujours passé dans des situations historiques analogues : les allogènes rentreront dans leur pays d’origine ou s’enracineront dans ce qui est pudiquement appelé leur « pays d’accueil ».

L’histoire officielle, c’est-à-dire l’histoire républicanisée, n’omet que trop de rappeler que plus de la moitié des Italiens et des Polonais venus en France au cours du XXème siècle en sont repartis. Si ce phénomène ne s’est pas encore produit chez les Austro-hongrois, c’est uniquement parce l’Etat providence (logement, revenus, soins de santé) les maintient sur place. On ne quitte pas si facilement le confort matériel du consumérisme occidental.

Tout ou tard, la préférence nationale entrera en vigueur : le salut de la sécurité sociale et la cohésion de la société en dépendent. Privés des perfusions d’argent public et craignant les contrecoups des tensions communautaires allant s’accentuant , nombre d’Austro-hongrois rentreront alors dans leur pays d’origine, qu’ils aient ou pas la nationalité « française ». En quelle proportion se fera ce retour ? L’histoire le dira.

Mais quid alors de ceux qui resteront sur place ? Leur destin est le suivant : soit de rester ancré dans leur culture, mais, en contrepartie, n’avoir aucune revendication culturelle dans l’espace public , soit s’enraciner dans la civilisation française et ne jamais tenter de l’altérer.

Tel est donc l’intérêt du livre d’Anis Al Fayda. L’auteur de cet ouvrage sait d’où il vient et où il veut aller. Il en tire donc les conséquences logiques que n’importe quel esprit mû de bon sens aurait tirées à sa place.

Anis Al Fayda est en plein processus d’enracinement. Enraciné dans sa culture d’origine, il a pu faire le pont avec l’enracinement dans la culture française. Il en ressort une connaissance fine de l’histoire, un respect de l’identité de la France, une absence de désir de la changer et surtout, une sensibilité grandement identique à celle du français de base.

Puisque l’auteur nous permet ici de nous exprimer sur un sujet capital, profitons-en, comme le veut la tradition de la préface, pour le flatter un peu. Outre le fond du propos très enrichissant et original, l’intérêt du Galets dans la boue, réside dans le style de l’auteur, qui, avec le temps s’affinera certainement encore.

En conclusion, et toujours sur le ton de la franchise, disons simplement ceci : la solution « chinoise » ne sera tolérée qu’à très petite dose. Dès lors, si des Austro-hongrois désirent rester en France dans les décennies à venir, il leur est recommandé de suivre le même chemin qu’Anis Al Fayda.

Entende celui qui a des oreilles pour entendre (Mt : 11-15), nous aurait dit le Christ…

Adrien Abauzit
4 mai  2014

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