Falsification du sens des mots

La gauche falsifie constamment le sens des mots et ce depuis son origine. Pour le comprendre, il faut donc remonter à la Révolution et à l’idéologie des Lumières qui l’anime.

Extrait du livre La Révolution française de l’historien Philippe Pichot-Bravard :

« « Le Roi a convoqué les États généraux pour la régénération du royaume. » Par ces mots prononcés à la tribune de l’Assemblée le 13 juillet 1789, Mounier montre l’ampleur de la tâche qui attend les députés. « Régénération », le mot est dans toutes les bouches. « Régénérer », tel est le mot d’ordre. Il s’agit de re-générer, de redonner naissance, de fonder une France nouvelle. Les révolutionnaires ont l’ambition de fonder un ordre nouveau qui permettra, dès ici-bas, le règne du Bonheur, d’un bonheur matériel. « Législateurs de ce vaste empire, réfléchissez que vous devez faire le bonheur de vingt-quatre millions d’hommes », rappelle Sillery le 3 août 1789.

Cette ambition régénératrice est ce qui caractérise le mieux la Révolution française. Elle distingue la Révolution de toutes les frondes qui ont jusque-là troublé la paix du royaume. Elle lui confère, par-delà sa complexité et la multiplicité des causes qui l’ont provoquée, son caractère idéologique. « La Révolution française est la première révolution idéologique de l’histoire », souligne Philippe Bénéton. Elle est un bouleversement complet de l’ordre de la cité nourri par une idéologie, un bouleversement visant à remplacer l’ordre établi par un ordre nouveau inspiré par des idées. Par-delà les différences qui distinguent 1789 de 1793, cette idéologie participe à l’unité de la Révolution. Qu’est-ce que l’idéologie ? « L’idéologie est une promesse de salut et une doctrine de combat, une promesse de salut temporel tenue pour infaillible et indiscutable, à accomplir dans l’histoire présente par l’action révolutionnaire », écrit Philippe Bénéton.

Afin de gagner à elle les esprits, l’idéologie détourne à son profit le sens des mots, ce qui rend délicate la lecture des discours révolutionnaires. Liberté, peuple, patrie, tyrannie, aristocratie, fanatisme : tous ces mots n’ont pas dans la bouche de ceux qui les prononcent le sens que leur donnent les dictionnaires du temps. Ainsi le mot peuple ne désigne pas la population française dans sa totalité, mais une entité abstraite qui réunit ceux qui adhèrent aux valeurs idéologiques. Ceux qui rejettent les principes de la Révolution, fussent-ils paysans ou artisans, ne font pas partie du peuple ; ce sont des « ennemis du peuple » et des « aristocrates ». Le mot patrie ne désigne plus la terre des pères mais le contrat social. Servir la patrie, ce n’est pas servir la France mais servir la Révolution. Ainsi un patriote est nécessairement révolutionnaire ; un adversaire de la Révolution est ipso facto un étranger, un traître en puissance. La tyrannie n’est plus le régime dans lequel ceux qui gouvernent ne recherchent que leur intérêt sans se préoccuper du bien commun, c’est, dans le discours idéologique, le régime qui fait obstacle à la liberté, c’est-à-dire à la volonté de la nation souveraine. La monarchie absolue devient donc, par définition, tyrannique, alors que la dictature exercée par les Assemblées successives participe du règne de la liberté, même si, concrètement, cette dictature conduit à supprimer l’exercice de nombreuses libertés, notamment religieuses. Il est vrai que les pratiques religieuses manifestant la foi dans l’au-delà, dans la présence réelle et dans la vie de la grâce sont précisément ce que la rhétorique idéologique qualifie de fanatisme. Le philosophe voltairien La Harpe explique ainsi en 1797 que « le propre de la langue révolutionnaire est d’employer des mots connus, mais toujours en sens inverse ». Cette manipulation de la langue éclaire celle des intériorités humaines qu’exige la régénération révolutionnaire : « La liberté doit exister dans les mots par lesquels vous exprimez les choses », affirme Robespierre le 8 octobre 1789. La régénération doit changer « l’esprit public », estime Thouret au printemps 1790. L’une des préoccupations des législateurs qui procèdent à la régénération de la France est, comme l’a relevé Xavier Martin, de « s’approprier l’homme ». »

La revue catholique Le Sel de la Terre évoque ce problème qui n’a jamais cessé d’exister depuis plus de deux siècles :

« Dès 1797, La Harpe avait montré comment la manipulation du langage (la construction
systématique d’une « langue inverse » par les « philosophes » des « Lumières »)
avait mené à la Terreur. C’est le thème de son maître-ouvrage : Du Fanatisme dans la langue révolutionnaire. Blanc de Saint-Bonnet expliquait, un peu plus tard : « Ce qu’il y a de plus menaçant pour les peuples, après la Révolution, c’est la langue qu’elle a créée. Ce qu’il y a de plus redoutable, après les révolutionnaires, ce sont les hommes qui emploient cette langue, dont les mots sont autant de semences pour la Révolution. » Or cette langue est aujourd’hui celle de l’école, de l’administration et des médias ! »

Cette confusion dans le sens des mots engendre une confusion dans la pensée.

Les sens des mots sont aujourd’hui systématiquement orientés pour servir l’idéologie de gauche.

Exemples :

• La novlangue

• La patrie et le patriotisme :

La patrie c’est la France pour un esprit classique. Mais dans l’esprit de gauche, la patrie est autre chose que la France. On reprend le même mot mais pour désigner autre chose.

Quand les révolutionnaires parlaient de patrie, ils parlaient de leur patrie idéologique qui n’est pas la France. Pour eux, la patrie c’est l’idéologie révolutionnaire. La France n’est qu’un support et un instrument.

L’historien Jean de Viguerie le résume : « Quant à leur patriotisme [manuels scolaires de la Troisième République, ndlr], il est exactement celui des grands ancêtres : aimer la patrie consiste à aimer la Révolution. »

François-Alphonse Aulard, historien de gauche de la Révolution, précise :

« Nous avons le devoir de continuer de toutes nos forces l’oeuvre entreprise par nos pères au temps de la Révolution française, quand ils fondèrent la nation, et c’est le sentiment de ce devoir que nous appelons le patriotisme. »

L’historien Fustel de Coulanges dans la Revue des Deux Mondes du 1er septembre 1872 pouvait logiquement constater la haine de la France que porte le patriotisme révolutionnaire de la gauche :

« De là nous est venu un patriotisme d’un caractère particulier et étrange. Être patriote, pour beaucoup d’entre nous, c’est être ennemi de l’ancienne France. Notre patriotisme ne consiste le plus souvent qu’à honnir nos rois, à détester notre aristocratie, à médire de toutes nos institutions. Cette sorte de patriotisme n’est au fond que la haine de tout ce qui est français »

Voir cet article pour approfondir la distinction des deux patries/patriotismes et pour comprendre l’observation de Fustel de Coulanges.

• Citoyen :

Cette notion désigne l’appartenance à la Cité dans la pensée classique.
Dans la pensée de gauche, ce mot désigne l’homme nouveau a créer selon le souhait de la philosophie des Lumières. Ce citoyen est un être abstrait qui n’a ni famille, ni pays, ni religion, ni profession. C’est un homme hors-sol. « Il a une patrie, mais ce sont les droits de l’homme », écrit Jean de Viguerie. Ce dernier rajoute dans une étude :

« Mais que signifie pour eux [les Lumières, ndlr] un citoyen ? Non pas le membre de la cité, celui qui possède le droit de la cité. Leur citoyen est celui de la philosophie des Lumières. Or ce citoyen philosophique n’est autre que l’homme véritable selon cette même philosophie. Et qu’est-ce que cet homme véritable ? C’est l’homme qui existe par ses sensations et se conserve dans l’existence par des sensations agréables appelées « jouissances ». Le citoyen est l’homme accompli parce qu’il jouit. »

Quand on entend aujourd’hui parler de « combat citoyen », il faut comprendre qu’il s’agit d’un combat qui sert l’idéologie de gauche et mondialiste.

• République :

Dans le sens classique, comme aime à le répéter beaucoup de gens de droite qui ne comprennent pas la pensée occulte de la gauche, la république c’est la « res publica » c’est-à-dire la « chose publique ». Exemple avec Gabriel Robin sur Boulevard Voltaire : « Il en va ainsi du terme « République » ; ce mot issu du latin « res publica », soit la « chose publique », désigne un régime politique où les fonctions du chef de l’État ne sont pas héréditaires mais découlent d’une élection. »
Mais le sens du mot dont parle la gauche désigne la République des Lumières. Voir cet article pour plus de détails.

• Démocratie :

Le sens classique désigne le pouvoir du peuple.
Mais le sens donné par la pensée de gauche est différent. La démocratie signifie la souveraineté de l’Homme. Plus de détails avec cet article.

• Nationalisme :

Terme assez flou au sens contradictoires. On nous dit généralement que le nationalisme est une invention révolutionnaire (donc de gauche) où les masses se divinisant elles-mêmes instituent le culte de la Nation. Idée de gauche à l’origine mais qui passera à droite un siècle plus tard. D’autres nous disent que ce terme a été inventé par le révolutionnaire Adam Weishaupt pour qualifier ceux qui s’opposaient à la Révolution française.

Un penseur comme Charles Maurras l’a définit ainsi :

« Patriotisme et nationalisme : définitions
Les deux mots, par leur passé et par leur étymologie comme par leur sens, ont des acceptions parfaitement distinctes. Patriotisme s’est toujours dit de la piété envers le sol national, la terre des ancêtres et, par extension naturelle, le territoire historique d’un peuple : la vertu qu’il désigne s’applique surtout à la défense du territoire contre l’Étranger. Comme le mot suppose une frontière déterminée, un État politique défini, il a quelque chose d’officiel et d’installé. Les intrigants et les flibustiers, comme disait Mistral, sont bien obligés de lui tirer le chapeau. Mais, si nécessaire que soit le patriotisme, loin de rendre inutile la vertu de nationalisme, il la provoque à la vie.
Nationalisme s’applique en effet, plutôt qu’à la Terre des Pères, aux Pères eux mêmes, à leur sang et à leurs œuvres, à leur héritage moral et spirituel, plus encore que matériel.
Le nationalisme est la sauvegarde due à tous ces trésors qui peuvent être menacés sans qu’une armée étrangère ait passé la frontière, sans que le territoire soit physiquement envahi. Il défend la nation contre l’Étranger de l’intérieur. La même protection peut être due encore dans le cas d’une domination étrangère continuée dont la force consacrée par un droit écrit n’est pourtant pas devenue un droit réel, ainsi qu’il était arrivé, notamment, pour la Pologne, pour l’Irlande et, plus anciennement, pour l’Italie du temps de Mes Prisons. »

Ce sens n’est pas celui de la Révolution française et s’inscrit dans un positionnement de droite puisqu’on y parle d’héritage.

Ensuite comme le remarque l’essayiste Éric Guéguen : « On nous dit que le nationalisme, c’est la haine de l’autre et l’esprit va-t-en-guerre. Pourtant bon nombre de nationalistes revendiqués ont toujours été contre l’intervention de la France en Libye, en Irak, en Syrie ou en Afghanistan, opposés à tout interventionnisme qui provoque toujours plus de morts qu’il n’en évite, et favorables à des relations de bon voisinage avec des pays que les gens au pouvoir se sont, eux, toujours employés à diaboliser (Russie en tête). »

Ce discours de « le nationalisme, c’est la haine de l’autre » est le discours sidérant et débile de la gauche actuelle qui vise le positionnement politique de la droite comme faisant obstacle à la mise en place du grand magma multiethnique et multiculturel rêvé par l’utopie de gauche.

Si on essaie de résumer :

Le nationalisme au sens originel du terme c’est le culte de la Nation. Cela est contraire à une pensée de droite authentique dans laquelle seul Dieu doit être l’objet du culte et non pas la Nation, ni l’État, ni l’Homme. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas défendre son pays, son héritage, sa culture, son identité et qu’il faille laisser son pays se faire détruire.

Mais dans le sens falsifié utilisé par la gauche, il semble que ce terme de « nationalisme » désigne justement l’appartenance à un pays, à une identité, à une histoire, à une culture et la défense de ce positionnement politique. Cette notion telle que l’entend la gauche semble correspondre à la définition de Charles Maurras cité plus haut. Notion qu’elle exècre car contraire à son idéologie visant à se détacher de toute appartenance, de toute caractéristique et de tout héritage. Voir cet article pour plus de détails.

Ensuite, on observe des rapprochements curieux. Par exemple, la gauche associe la Première Guerre mondiale à du nationalisme tout en ayant en tête la notion falsifiée qu’elle vise aujourd’hui. Donc pour ne plus qu’il y ait de guerre, il faudrait détruire le nationalisme, c’est-à-dire dans son esprit détruire les pays, les cultures, les identités et tout uniformiser sous le règne d’une sous-culture mercantile. Cela ne peut être qu’un prétexte puisque cette idéologie de gauche existait déjà avant la Première Guerre mondiale et que c’est un régime et un gouvernement de gauche qui a déclaré la guerre et qui auparavant avait préparé pendant quelques décennies les esprits en vue d’une revanche contre l’Allemagne.

• Racisme :

Dans le sens authentique du terme, le racisme c’est la hiérarchisation des races.
Pour la pensée de gauche, le racisme c’est par exemple le refus du multiculturalisme et du « vivre-ensemble », c’est-à-dire le refus de lubies utopiques qui émanent directement de la philosophie de gauche.

On peut le constater avec les gens de gauche : si l’on ne prône pas la dissolution générale des races, le métissage et le déracinement, si l’on dit qu’il existe des peuples qui veulent rester eux-même, en somme si l’on pose des frontières, le mot « raciste » est lancé à la figure. On prend un mot (« raciste ») associé au mal (dans son acception originelle) et on le transpose sur d’autres notions qui n’ont rien à voir. Ainsi le refus de la logique de dissolution de la gauche est empêché en l’associant à un mot assimilé au mal.

« Dans l’imaginaire contemporain, le mot racisme véhicule une charge répulsive proportionnelle à l’horreur des crimes nazis, crimes commis au nom d’une doctrine raciste. L’antiracisme fonctionne en conséquence comme un piège, à partir d’un amalgame : toute restriction à l’immigration est réputée et donc susceptible de déboucher sur quelque chose d’analogue au nazisme. Et comme l’univers du manichéisme ne connaît qu’une alternative, quiconque n’adhère pas à l’antiracisme prouve par là qu’il est raciste.
Ainsi fonctionne le terrorisme intellectuel. » – Jean Sévillia, Le terrorisme intellectuel : De 1945 à nos jours

L’anthropologue Claude Lévi-Strauss répond à la bêtise de gauche sur ce sujet :

« Je m’insurge contre l’abus de langage par lequel, de plus en plus, on en vient à confondre le racisme défini au sens strict et des attitudes normales, légitimes même, et en tout cas inévitables. Le racisme est une doctrine qui prétend voir dans les caractères intellectuels et moraux attribués à un ensemble d’individus, de quelque façon qu’on le définisse, l’effet nécessaire d’un commun patrimoine génétique. On ne saurait ranger sous la même rubrique, ou imputer automatiquement au même préjugé l’attitude d’individus ou de groupes que leur fidélité à certaines valeurs rend partiellement ou totalement insensibles à d’autres valeurs. Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de penser au-dessus de toutes les autres, et d’éprouver peu d’attirance envers tels ou tels dont le genre de vie, respectable en lui-même, s’éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché. Cette incommunicabilité relative n’autorise certes pas à supprimer ou détruire les valeurs qu’on rejette ou leurs représentants, mais maintenue dans ces limites, elle n’a rien de révoltant. Elle peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou de chaque communauté se conservent, et trouvent dans leur propre fonds les ressources nécessaires à leur renouvellement. Si comme je l’ai écrit ailleurs, il existe entre les sociétés humaines un certain optimum de diversité au-delà duquel elles ne sauraient aller, mais en dessous duquel elles ne peuvent non plus descendre sans danger, on doit reconnaitre que cette diversité résulte pour une grande part du désir de chaque culture de s’opposer à celles qui l’environnent, de se distinguer d’elles, en un mot d’être soi , elles ne s’ignorent pas, s’empruntent à l’occasion, mais, pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports, persiste entre elles une certaine imperméabilité. » (Le Regard éloigné)

Catholique intégriste.

Un catholique normal est appelé « intégriste » par la pensée de gauche ou au mieux « traditionaliste ».
A partir du 19ème siècle, un courant hérétique a voulu concilier le catholicisme avec les principes de la Révolution (donc la gauche) c’est-à-dire concilier des principes opposés. Ce courant qu’on a appelé libéralisme catholique/modernisme/démocratie-chrétienne a pénétré l’Église et a pris officiellement le pouvoir avec le concile Vatican II (1962-1965). Depuis, l’Église catholique est éclipsée par une église conciliaire qui n’est pas catholique mais moderniste. Ce courant hérétique est une gauchisation du catholicisme qui le détruit de l’intérieur. Les modernistes se font passer pour catholiques alors qu’ils adhèrent à une hérésie, tandis que ceux restant réellement catholiques sont taxés d’ « intégristes » par la gauche. Le phénomène est le même qu’avec les notions « droite » et « extrême-droite » : si l’on ne se rallie pas à ses principes, la gauche vous discrédite comme étant quelqu’un d’excessif et de dangereux.

« « Intégristes » : voici l’insulte que ces chrétiens ultra-modernes et libéraux du début du XXe siècle, condamnés par saint Pie X et dont les idées devaient malheureusement triompher au concile Vatican II, adressaient aux défenseurs de la doctrine catholique. » (Extrait de la réédition du livre de Mgr Ducaud-Bourget « La maçonnerie noire ou la vérité sur l’intégrisme »)

Pétainiste :

Être pétainiste d’après la propagande de gauche c’est soutenir la collaboration avec l’ennemi (allemand), la déportation des juifs, le nazisme etc, alors qu’il s’agissait d’être fidèle au maréchal Pétain à l’époque et/ou d’adhérer à sa philosophie et aux principes de la Révolution Nationale qui étaient simplement des principes de droite. La propagande de gauche associe ensuite de manière irrationnelle, des principes de droite avec le contexte difficile de guerre et d’occupation de l’époque. Le général Frère, le chef de l’ORA, principale organisation de résistance (résistance de l’armée), était pétainiste. Il fut arrêté par la Gestapo et transféré au camp du Struthof où il mourra.

• Complotisme :

Dans le sens classique cela désigne le fait de voir des complots partout et/ou de penser qu’il existe un petit groupe politique caché ayant une unité de commandement au niveau mondial, qui dirige tout, qui planifie tout, qui met tout en scène, qui manipule secrètement les dirigeants politiques à leur insu et où chaque événement est prévu et calculé. Mais cela n’annule pas l’existence réelle de groupes occultes et d’une volonté d’unité politique mondiale.
Dans le sens falsifié dont use la gauche, il y a en réalité plusieurs sens (nous reprenons ce qu’Adrien Abauzit a dit sur Meta TV pour les 2 premiers points) :

1 – Remise en cause de la parole officielle émanant de la classe politique et des médias subventionnés (donc du pouvoir de gauche).

2 – Prêter à quelqu’un des calculs égoïstes, des intentions cachés. « Le terme « complotiste » sert à qualifier les gens qui considèrent que la malveillance existe. Selon le système, dire que telle décision a pu être prise pour favoriser tel intérêt relève du complotisme. Le système ne fait pas de différence entre le complotisme farfelu et le fait de considérer qu’il existe des intérêts malveillants qui nuisent à la collectivité. » – Adrien Abauzit
Ce sens est lié à la croyance de la gauche en la bonté naturelle de l’Homme.

3 – L’atteinte à la croyance de l’Homme comme origine de tout. Pour une personne façonnée par les idées de gauche, l’Homme est son propre souverain et il est censé être à l’origine de tout y compris de ce qui se fait en politique (puisque c’est la démocratie). Donc pour l’individu lambda, si des structures politiques existent et agissent sans qu’il en soit à l’origine, il aura du mal à croire que cela soit possible. Quelque chose se mettra en place en secret ou discrètement sans son intervention. L’évocation de cette action politique non voulue et n’émanant pas de lui sera taxé de « complotisme ».
Exemple emblématique : le mondialisme. Comprendre que l’idéologie révolutionnaire qui structure les esprits aboutit au mondialisme, à un gouvernement mondial, que les élites politiques (anglo-américaines notamment) travaillent à mettre en place cet idéal sans l’intervention des peuples et faire l’historique de ce mouvement mondialiste, ce sera taxé de « complotisme » par une pensée de gauche qui pourtant adhère à cet idéal.

4 – Établir le lien de causalité d’un évènement, d’une situation, d’une chose etc. Cette démarche est le propre de l’intelligence, mais depuis peu, cela devient du « complotisme » pour la nomenklatura de gauche. L’intelligence continue de s’effondrer.

• Conservateur :

Dans le sens politique originel, ce mot est censé désigner une philosophie de droite, des principes de droite. La gauche veut faire table rase d’un ordre philosophique que la droite est censée conserver et défendre.
Mais ce mot est aujourd’hui utilisé par la pensée dominante de gauche pour parler de ceux qui conservent un ordre présent issu des principes de gauche, c’est-à-dire de ceux qui se mettent à la remorque de la gauche, qui suivent la gauche dans son mouvement mais avec un train de retard. Ces conservateurs, au sens falsifié du terme, s’incarnent dans la fausse droite avec le parti Les Républicains qui n’est en réalité qu’une gauche libérale.
Le mot est passé de la désignation de principes philosophiques à la désignation basique de conservation d’un ordre à l’instant présent où l’on parle.

• Français :

Un français est un membre de la communauté France façonnée par une culture, une identité, un héritage.
Mais dans l’esprit de gauche, « français » est un mot utilisé pour désigner le républicain/jacobin, c’est-à-dire l’homme qui doit se détacher de ce qui fait de lui un français (voir ici). Le sens falsifié du mot utilisé par la gauche devient l’inverse du sens réel.

• Quartier populaire :

Il s’agit d’un quartier animé et/ou commerçant où vivent des gens modestes.
Dans la langage de gauche, cela désigne aujourd’hui un quartier à forte concentration de populations africaines et maghrébines, notamment les cités. Le mot « populaire » est utilisé par la gauche pour ne pas dire « ethnique ».

• Laïc :

Au premier sens du terme, un laïc (ou laïque) est un membre de l’Église catholique qui n’est pas clerc, et donc, par définition, un baptisé soumis au clergé (en matière religieuse).
Dans le sens falsifié de gauche, le laïc est celui qui s’oppose à toute référence du catholicisme dans l’espace public, la religion n’étant admise que dans le domaine de la vie privée.

Etc.

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