Anthropocentrisme

Cœur nucléaire de la pensée de gauche.

Après une apogée de la civilisation chrétienne au XIIIème siècle, un retournement va commencer  à s’opérer à partir du XIVème siècle.

À la Cour des papes d’Avignon va naître le mouvement de redécouverte de l’Antiquité qu’on appelle Renaissance (bien que la culture de l’Antiquité païenne ait toujours été connue dans l’Occident chrétien). À travers ce mouvement un renouveau gnostique va engendrer l’émergence d’un nouvel idéal philosophique : l’Humanisme.

« Aussi n’est-il pas étonnant que, dès la première moitié du XIVème siècle, l’humanisme ait jeté avec Pétrarque un vif éclat à la cour des papes. […] On s’explique dès lors que l’humanisme soit né à Avignon et à la cour pontificale avec celui que l’on s’accorde à appeler « le premier des humanistes », Pétrarque. » (Jean Guiraud)

Cette redécouverte de l’Antiquité est plus précisément une redécouverte du néoplatonisme de l’école d’Alexandrie.

Le philosophe Marcel De Corte précise : « Il est symptomatique que les promoteurs de la Renaissance tirent la justification philosophique de la nouvelle conception de l’homme et du monde qu’ils se font, non point de l’aristotélisme ni même du platonisme, mais des doctrines néoplatoniciennes : la métaphysique fondée sur le principe de causalité s’y efface au profit d’une philosophie réflexive de type idéaliste. La connaissance du monde se libère ainsi de la perspective théocentrique. La contemplation fait place à l’action de l’homme et le primat de l’objet à celui du sujet humain. C’est un lieu commun que l’exaltation de l’homme à l’époque de la Renaissance. Non seulement l’homme est au centre du monde, mais il se dépouille de ses limites. »

Or, le néoplatonisme est une forme de gnose.

Comme l’explique l’essayiste Alain Pascal, la Renaissance « est une « seconde naissance » de la gnose née de la compromission de l’ésotérisme juif avec l’ésotérisme égyptien. En effet, ce mouvement ne fait pas revenir la culture d’Athènes, mais celle d’Alexandrie [néoplatonisme], la culture hellénistique qui avait soumis le passé païen occidental à l’ésotérisme oriental. »

À cela s’ajoute également l’influence de la Kabbale.

Un exemple avec le livre « Pic de la Mirandole et la cabale » de Chaïm Wirszubski :

« Tandis qu’un banquier néoplatonicien régnait sur Florence, le jeune comte de Concordia, Pic de la Mirandole (1463-1494), s’initiait à l’hébreu, à l’araméen et se faisait traduire par l’énigmatique Flavius Mithridate, juif sicilien converti et personnage haut en couleur, les œuvres des plus importants auteurs de la cabale juive, pour nourrir une pensée qui marquera de manière décisive la culture européenne. Restées longtemps inédites et souvent délaissées, ces sources juives de la Renaissance sont étudiées ici dans le détail, apportant des preuves nouvelles, si besoin était, de l’extraordinaire audace de la philosophie de Pic, en même temps que de la richesse d’une tradition, la cabale, qui plongeait ses racines au plus profond de ce qu’il convient d’appeler la « pensée juive ». »

Un commentaire d’un lecteur résume le livre : « Il éclaire la contribution des cabalistes juifs espagnols et italiens dans l’origine de la Renaissance italienne, trop souvent confinée par des chercheurs paresseux dans le seul pré carré de la pensée grecque. »

Étienne Couvert résume ainsi : « Dès le XVème siècle, les humanistes, ainsi formés par la Kabbale juive et le néo-platonisme […] »

La Renaissance (philosophique) est un mouvement d’inspiration gnostique et kabbalistique, donc anti-chrétien.

Cette offensive de la gnose et de la kabbale va engendrer cette conception anthropocentrique du monde qu’est l’Humanisme. Cette philosophie va vouloir placer l’Homme comme étant sa propre fin. On va perdre la conception d’après laquelle toute fin est en Dieu pour adopter celle qui veut que tout soit en l’Homme.

« L’esprit d’indépendance absolue, qui, en définitive, porte l’homme à revendiquer pour lui-même l’aséité [être par soi seul], et qu’on peut appeler l’esprit de la Révolution antichrétienne, s’introduit victorieusement en Europe avec la Renaissance et la Réforme. » – Jacques Maritain

À partir de cette époque, cette nouvelle conception du monde va progressivement se développer à travers la Réforme protestante, Descartes et les Lumières pour aboutir à la Révolution.

Alain Pascal résume le processus en disant : « Nous avons étudié la gnose et le néo-platonisme ensemble. Pourquoi ? Mais parce que la philosophie moderne descend du néo-platonisme, et que l’on ne peut donc comprendre la philosophie moderne sans la rattacher à la gnose, c’est-à-dire à la compromission de l’ésotérisme juif avec l’ésotérisme païen oriental (puisque telle est la source de la gnose). »

Cette imprégnation gnostique des esprits engendrera un processus de divinisation de l’Homme.

On va donc passer progressivement du théocentrisme à l’anthropocentrisme. D’un monde centré sur Dieu, on va passer à un monde centré sur l’Homme.

Le cœur de l’idéologie des Lumières et de la Révolution, porté ensuite par le camp politique incarné dans la gauche, va être de faire de l’Homme son propre souverain absolu, sa propre loi, l’origine et la fin de tout. La volonté de l’Homme doit être toute puissante et tout ce qui n’en émane pas doit être éradiqué. L’Homme doit être libre d’une liberté qui n’a d’autre limite qu’elle-même, sans aucune autre considération d’aucun ordre que ce soit. Liberté à l’égard de toute tradition, de toute autorité et de toute institution. Désormais l’Homme n’accepte plus d’autre loi que celle qu’il s’est lui-même fixée. Cette Liberté sera le pouvoir de s’auto-déterminer. Dans cette optique, il va falloir également se « libérer » de tous ses « déterminismes ».

Cette vision de gauche rejette « tout ordre religieux et social que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble » (Mgr Jean-Joseph Gaume, La Révolution, recherches historiques).

En résumé, l’Homme va vouloir prendre la place de Dieu.

Voici un extrait du livre « La souveraineté du peuple est une hérésie » de Charles Maignen qui résume parfaitement le logiciel de gauche :

« Qu’est-ce donc que la Révolution ?

Le dogme fondamental de la Révolution est celui-ci : L’homme naît libre et indépendant par nature.

SOUVERAINETÉ DE L’HOMME

Il s’agit d’une liberté absolue, d’une indépendance complète, qui est essentielle à la nature de l’homme et, par conséquent, inaliénable. Tout ce qui émane de la libre volonté de l’homme est bon, est sacré ; nulle force extérieure n’a le pouvoir, n’a le droit d’y mettre obstacle : ce serait un crime de lèse humanité.

Cependant, il est impossible que toutes les volontés jouissent ensemble de cet exercice complet de leur liberté qui est un droit ; les hommes ont besoin de vivre en société, et pour y vivre, il faut céder les uns aux autres, il faut se soumettre à des chefs. Comment concilier cette soumission inévitable avec l’absolue indépendance de l’homme ?

Le voici : On suppose que la société n’existe qu’en vertu d’un pacte, d’un contrat, le contrat social.

Les hommes, tous souverains, tous indépendants, se sont dit : il faut nous réunir en société, et comme il ne peut pas y avoir de société sans chefs, nous allons faire, nous allons créer des chefs. Comment cela ?

Nous sommes souverains chacun de nous-mêmes et de nous seuls ; mettons en commun cette souveraineté ; désignons quelqu’un d’entre nous pour être le dépositaire de cette somme de souveraineté et l’exercer en notre nom, tant que nous lui en permettrons l’exercice, de la sorte, quelqu’un dirigera la société vers sa fin, et cependant, en lui obéissant, chacun n’obéira qu’à soi même.

On le voit, Dieu n’est pour rien en tout cela.

Qui est gouverné ? Le peuple. Qui gouverne ? Le peuple. D’où vient l’autorité ? Du peuple.

Il est souverain ; il l’est par nature, par essence ; il ne peut pas ne pas l’être, il ne peut pas renoncer à sa souveraineté. Pourquoi ? Parce que chaque homme, chacun de ces millions d’individus, est à lui-même son souverain ; sa volonté est reine et maîtresse, elle est à elle-même sa propre loi, il n’y a pas, en dehors d’elle, une seule puissance qui ait le droit de lui imposer des lois, c’est-à-dire des limites, une barrière, un frein. Il n’y a qu’une limite à la liberté de chaque l’homme ne pas entraver la liberté d’autrui, parce que tous les hommes sont égaux, également libres, également souverains. Ainsi, de quelque côté que l’on se tourne pour chercher un modérateur et un maître, on n’en trouve qu’un seul, toujours le même, l’homme et rien que lui.

Il n’y a plus de loi morale imposée par la nature, il n’y a plus de loi divine révélée par Dieu, il n’y a plus de Dieu dans la société humaine elle est sécularisée, laïcisée. Voilà pourquoi il n’est parlé que des droits de l’homme et non de ses devoirs.

Ainsi la loi est uniquement « l’expression de la volonté générale » (Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen), de la volonté humaine et non de la volonté de Dieu ; « la source de toute autorité réside essentiellement dans la nation » (ib.), et non dans celui qui juge les nations, parce que le peuple, c’est-à-dire l’homme, a pris la place du Créateur ; il est libre, il est souverain, il est Dieu. Voilà le dernier mot de la Révolution. »

Cette vision basée sur la souveraineté de l’homme va engendrer de multiples caractéristiques :

• L’individualisme, qui « se caractérise par la subordination de la totalité sociale à l’individu en tant qu’être moral, indépendant et autonome » (Louis Dumont).

« L’individualisme est le principe d’un régime social dans lequel l’individu est considéré comme étant l’unité sociale, l’élément primordial de la société. » (René de La Tour du Pin)

« Ce qui fait le protestantisme, comme ce qui fait le monde moderne, ce n’est qu’une négation, cette négation des principes qui est l’essence même de l’individualisme. […] Qui dit individualisme dit nécessairement refus d’admettre une autorité supérieure à l’individu, aussi bien qu’une faculté de connaissance supérieure à la raison individuelle. » (René Guénon, La crise du monde moderne)

Liberté et Égalité. Ces conceptions ne s’opposent pas contrairement aux critiques de droite qui sont souvent faites. Elles sont attachées et désignent la souveraineté de tous. Je suis mon propre souverain (la liberté) mais on est TOUS notre propre souverain (l’égalité).
Je suis mon souverain mais si j’impose une volonté au reste des gens qui sont eux aussi leur souverain, ou si l’on reconnait une volonté extérieure à soi qui s’impose à tous, alors la souveraineté de chaque personne est bafouée. L’égalité permet donc que chacun ait l’assurance d’être son propre souverain.

République. Cette notion correspond à l’idéologie des Lumières donc au final à l’homme qui est son souverain. Évidemment, il ne peut pas y avoir de roi.

Démocratie. L’Autorité spirituelle, la source du Pouvoir, n’est plus en haut c’est-à-dire en Dieu (système de droite), mais en bas c’est-à-dire dans le Peuple (système de gauche). Le peuple est souverain mais à travers la notion de peuple c’est l’Homme qui est visé. La démocratie c’est la souveraineté de l’Homme. « L’essence même du concept de souveraineté populaire, c’est en fait, de ne pas recevoir de loi de Dieu : il n’y a pas de loi supérieure aux hommes » (Maxence Hecquard).
Démocratie et République sont quasiment synonymes dans la pensée de gauche.

• Droits de l’Homme. Il n’y a pas de bons et de mauvais droits de l’homme. Cette notion se base sur la vision anthropocentrique des Lumières. Ce que certains appellent le « droit-de-l’hommisme » est le développement normal des droits de l’homme, il n’y a pas de perversion. L’Homme nait libre c’est-à-dire détaché de tout ce qui n’émane pas de sa volonté y compris donc de sa patrie.

• Contractualisme.

« En prenant l’individu comme point de départ, et non plus la famille, base des régimes traditionnels – la société est un groupement de familles et le roi est un père de famille, en ne reconnaissant aucune autorité supérieure d’ordre spirituel, on aboutit à la théorie du contrat initial entre individus libres et égaux, ce qui traduit bien la mentalité marchande : le commerce est l’affaire de gens égaux, nous dit Montesquieu. Telle est l’origine du fameux contrat social de Jean-Jacques Rousseau, base du régime politique libéral : la démocratie. » (Jacques du Perron)

« L’homme, animal social, c’est la conception d’Aristote. Et cette conception consiste à dire que l’homme ne peut pas être homme véritable s’il n’est pas dans une société. Cela veut dire que si vous êtes seul dans une forêt, vous aurez beaucoup de mal à subvenir à tous vos besoins. Et donc, les hommes ont toujours vécu en communauté. Donc, cette conception aristotélicienne, d’homme comme animal politique, comme animal social, est en soi incompatible avec la conception de Rousseau que j’ai évoquée, qui considère que l’homme, précisément, peut vivre tout seul dans une forêt, qu’il est un « tout parfait et solitaire ». Parfait, cela signifie qu’il peut se suffire à lui-même, et s’il est solitaire c’est qu’il ne vit pas en société. Ces deux concepts sont incompatibles. En réalité, il est clair que la conception de Rousseau était une pierre dans le jardin d’Aristote. Alors comment résout-il la difficulté ? Et bien, tout simplement, par le « contrat social ». » (Maxence Hecquard dans une conférence, en réponse à la question « Comment concilier l’homme animal social avec l’individualisme ? »)

Idéalisme / Subjectivisme. Je suis mon propre souverain, donc « indépendance totale de l’esprit humain se manifestant par le refus de cette soumission à l’objet qui était au fond de la pensée chrétienne : c’est l’homme qui veut trouver tout en lui-même et rien qu’en lui-même sans avoir à reconnaître aucune dépendance ni à se soumettre. L’idéalisme, c’est l’intelligence qui veut trouver tout en elle-même, dans ses propres idées ou conceptions, et refuse toute soumission à une vérité qui s’impose à elle et ne dépende pas d’elle, qui ne soit pas une construction de l’esprit. L’idéalisme, c’est l’esprit humain qui vit dans ses propres constructions sans dépendre d’aucune réalité à connaître telle qu’elle est. » (Jean Daujat). Je suis mon propre souverain donc la vérité vient de moi et non de l’extérieur de moi.

• Tolérance. Dans l’esprit de gauche, cette notion se base sur une vision anthropocentrique : chacun étant son propre souverain doit respecter absolument tout ce qui émane de la volonté de chacun. Plus de norme, de valeur supérieure, de règle collective. Seule la volonté toute puissante de l’individu doit subsister dans la mesure où elle ne nuit pas à autrui.

Libéralisme. « Doctrine qui fait de l’individu la seule et unique source des valeurs et des finalités qu’il se choisit. » (Alain de Benoist)

• Cosmopolitisme, mondialisme, sans-frontiérisme. Je suis mon propre souverain donc je me détache de mon déterminisme national, de mon appartenance nationale. Dans cette optique il n’y a plus de patrie. La seule limite est la Terre.

• Rationalisme. Je suis mon propre souverain donc la raison humaine est souveraine et maîtresse. Seule la raison est juge et tout ce qui ne vient pas d’elle est faux.

• Athéisme. Je suis mon propre Dieu donc rejet de Dieu et donc du christianisme. « L’athéisme affirme qu’il n’y a pas de cause à notre existence, puisqu’il n’y a aucune réalité qui existe en dehors de notre pensée »

• Laïcité et laïcisme. Je suis mon propre Dieu donc le christianisme ne doit avoir aucun lien avec l’État et ne doit pas apparaitre dans l’espace public. Étant considéré comme une croyance personnelle subjective la religion ne doit pas être imposée à l’ensemble des autres personnes qui seraient agressées dans leur souveraineté. La laïcité est dans le fond une arme de combat contre le christianisme.

• Matérialisme. « Doctrine qui, rejetant l’existence d’un principe spirituel, ramène toute réalité à la matière et à ses modifications ». Étant mon propre Dieu, il n’existe pas de monde spirituel indépendant de ma volonté, seule la matière existe.

• Relativisme. Il n’existe pas de normes absolues ou permanentes. L’idée du bien et du mal, les valeurs morales, varient selon les époques et les sociétés puisque l’Homme en est l’origine.

• Progressisme. L’Homme étant son propre souverain, l’ordre naturel devra être aboli pour fonder un nouvel ordre créé par l’Homme et dans lequel il sera le centre et le maître absolu. Il y aura donc un processus de « libération » : ce sera le Progrès.

• Évolutionnisme : Dieu n’existe pas, la matière se forme tout seule et évolue toute seule pour créer l’Homme. Il n’y a pas de cause extérieure à l’Homme.

• La famille est rejetée. « La famille exige de l’individu qu’il se reconnaisse membre d’un univers dont il n’est pas le souverain. Voilà la raison profonde de l’incompatibilité de l’institution familiale avec la modernité »

• On ne pense plus en terme de bien commun, mais en fonction de ses intérêts personnels. Exemple : Un commerçant entend tel candidat à l’élection présidentielle dire qu’il prendra telle mesure pour les commerçants alors celui-ci votera pour ce candidat. Comme si la gestion du pays se faisait en fonction des intérêts d’une seule personne.

• Religion conciliaire. La religion du Concile Vatican II (1962-1965) n’est pas catholique mais conciliaire. Elle est issue de l’hérésie moderniste condamnée par les papes. Elle est l’anthropocentrisme appliqué au catholicisme. Elle est donc intrinsèquement destructrice du catholicisme.

Liberté d’expression.

Etc.

Toute atteinte à cette vision basée sur la toute-puissance de l’Homme sera ensuite traquée par la gauche.

Il nous semble que l’hystérie que l’on observe aujourd’hui chez les élites politiques, médiatiques, culturelles (qui sont de gauche) trouve sa source dans une radicalisation de cette vision individualiste. Par exemple défendre la famille et l’institution du mariage suscite l’hystérie de la gauche. Défendre son pays, sa souveraineté, son identité, suscite l’hystérie de la gauche. Défendre le catholicisme suscite l’hystérie de la gauche (hystérie qui s’arrête quand le catholicisme se rallie à la gauche donc quand il se dissout). Etc.

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